El Jaibo, jeune Mexicain laissé à lui-même, s'évade d'un centre de redressement. Il prend la tête d'une bande de jeunes délinquants dans les quartiers pauvres de Mexico.
Mon avis :
Un film réalisé au moment de l'exil du cinéaste au Mexique. Le discours en voix off qui ouvre le film indique clairement les visées de Luis Bunuel : « les grandes villes modernes cachent derrière leurs imposants édifices des foyers de misère abritant des enfants mal nourris, sans hygiène, sans école, pépinières de futurs délinquants. La société essaie de guérir cette plaie sociale, mais le résultat de ses efforts est très limité. Ce n'est que dans un proche avenir que les droits de l'enfant et de l'adolescent pourront être revendiqués pour que ceux-ci soient utiles à la société. Mexico, grande ville moderne, ne fait pas exception à cette règle universelle. C'est pour cela que ce film s'inspire de faits réels. Il n'est pas optimiste et laisse la solution du problème aux forces progressistes de la société. »
Le tableau dépeint est sans concession et très réaliste. Dans la manière, on pense au « Voleur de bicyclette » (superbe point de vue sur le blog de Bastien, p53) de Vittorio De Sica et la grande partie du film se réalise dans cet ultra-réalisme. Mais le cinéaste n'oublie pas sa passion pour le surréalisme en intégrant une magnifique séquence cauchemardesque et psychanalytique. C'est ce qui m'a d'ailleurs le plus séduit dans cette man½uvre artistique, comme un lien entre le réalisme et la poésie, réussissant en cela à s'évader de l'approche documentaire, à se soustraire d'un discours misérabiliste. Une main tendue vers ceux que la société avait oubliés oui, mais avec la manière artistique. C'est à mon avis pour cette raison et ces deux choix juxtaposés que le film reste aujourd'hui dans l'Histoire du septième art.
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De jayjay, posté le Mardi 05 juillet 2005 à 20:53
oh ouiiiiiiiiiiiiiiiiii du Bunuel j'adooooooooooooooooore
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De bestactors, posté le Mardi 05 juillet 2005 à 20:59
Pareil je Connais pas ! a c vraiment minableeeeee ma culture en prend un coup !
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De Chris, posté le Mardi 05 juillet 2005 à 21:04
A JESS : mptdr ! Mais nooon, ça va venir. Avec la passion que tu as, je suis sûr que tu vas devenir une très grande cinéphile ! ;-)
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De jess, posté le Mardi 05 juillet 2005 à 22:59
MdR !!! ah Ba merci tu MraSSuReS, C kler kil Fau Du temps PouR VoiR Les Grands films !! Cet été jvais essayer de Combler mes lacunes, jvais avoir le temps maintenant !
bisou !
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De Tim, posté le Mardi 05 juillet 2005 à 23:00
A ton avis ? Pô vu !! ptdr
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De Bastien, posté le Mardi 05 juillet 2005 à 23:05
Mouais... bon... c'est pas encore avec ce film que j'aurais faire mon coup de gueule :s
En plus tu me fais de la pub, qu'est-ce que je pourrais dire à part merciiiiiiiiiii :D
Los Olvidados... Impressionant!!! Quand je l'ai vu pour la première fois j'ai compris à quel point ce cinéaste était immense, et que son amitié avec Salvador Dali avait des répercussions sur son oeuvre. Los Olvidados est vraiment incroyable, à la fois grandiose dans sa manière de traiter le sujet et effroyable dans le sujet lui-même. Avec 21 ans d'avance sur Orange Mécanique (film préféré de Bunuel d'ailleurs), Bunuel parle d'une jeunesse sans repères et condamnée à la violence... Une oeuvre éprouvante mais terriblement fascinante!!!
NB : c'est amusant que tu parles de De Sica car j'ai lu quelque part que Bunuel avait fait Los Olvidados en pensant à Sciuscia du même De Sica...
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De Michael, posté le Mardi 05 juillet 2005 à 23:45
Septième long métrage d'un cinéaste qui finira oublié de tous, "Los Olvidados" est une réussite immense dans le monde cinématographique.
Le film qui a failli être censuré au Mexique est sauvé in-extremis par un écrivain Octavio Paz, qui le présentera même au festival de Cannes en 1951, dans lequel le film remportera le prix de la mise en scène.
"Los Olvidados" marque le début, à cinquante ans, de la carrière de Luis Bunuel...
Le film est un tableau sans concession d'une réalité sociale très dure, le cinéaste tisse le portrait d'une jeunesse mexicaine désabusée, qui est clairement rejetée par la population adulte.
La confrontation constante des jeunes et des adultes est explicite dans le film, et l'on remarque sans difficulté la rivalité sociale qui les opposent.
Dans un élan de poésie et de réalité dramatique, Bunuel montre à travers des images fortes, l'extreme tension affective qui dénoue les liens d'enfants à parents.
J'ai constaté par ailleurs, que l'adulte dans le film derrière cette indifférence, subit un peu les assauts répétés des adolescents.
Aussi, on le constate lorsque Jaibo et sa bande s'attaquent à un aveugle, ou encore à un cul-de-jatte.
Aucune pitié, aucune rancoeur, les jeunes font subir à la population plus ancienne, les nouvelles lois d'un pays en reconstruction.
Dans le même style, Jaibo drague la mère de Pedro sans s'en cacher, et ne fait que confirmer ce que je dis à propos de la superiorité des enfants.
Si le destin des personnages est terriblement tragique, dumoins dans la vraie fin du film, jamais pourtant le film ne sombre dans le misérabilisme.
Malgrès de forts accents pessimistes, notament dans le traitement des pensées infantiles, le cinéaste parsème son oeuvre d'images poétiques très fortes, dans lesquels le sourire est toujours le bienvenu.
On ne peut que s'incliner aussi devant la maîtrise de la scène du cauchemar de Pedro, dans laquelle on assiste à un montage remarquable, proche du film d'épouvante, avec un fond musical opressant et une grande interpretation.
D'autres scènes aussi sont touchantes, dérangeantes, comme celle ou le vieil aveugle prend une jeune fille sur ses genoux, lui parle comme s'il se débarassé d'un poid, puis fini par réalisé quelque attouchements.
Dans cette scène, Bunuel montre à la perfection, l'inclinaison de l'adulte face à l'enfant, mais aussi son désarroi face à la pédophilie.
Pour finir, Los olvidados est une grande, très grande oeuvre sur l'enfance et son malaise social. Un film riche, simple et convaincant.
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De the Acid Queen, posté le Mercredi 06 juillet 2005 à 03:17
Rhoooo, une fois que Michael est passé, on se sent vraiment tout petit pour les comm ... :s:s:s
Ca va pô faire original, mais bon, Bunuel c'est Bunuel ! Et personnellement, je ne m'en lassssssse pas !
Désolée pour le peu d'arguments, mais bon !!
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