Sueurs froides (Vertigo) (1958)

Sueurs froides (Vertigo) (1958)
Réalisé par Alfred Hitchcock

Avec James Stewart, Kim Novak, Barbara Bel Geddes, Tom Helmore, Henry Jones

Synopsis

Scottie est sujet au vertige, ce qui lui porte préjudice dans son métier de policier. Rendu responsable de la mort d'un de ses collègues, il décide de quitter la police. Une ancienne relation le contacte afin qu'il suive sa femme, possédée selon lui par l'esprit de son aïeule. Scottie s'éprend de la jeune femme et se trouve ballotté par des évènements qu'il ne peut contrôler.

Avis

Le film s’ouvre sur une image de la bouche d’une femme en gros plan. Puis on passe sur un œil, en noir et blanc, toujours en gros plan. L’œil se met à rougir petit à petit… Angoisse… Tout de suite le ton est donné, sans perdre de temps. Comment installer une atmosphère particulière en deux ou trois plans ? Réponse : Alfred Hitchcock. « Vertigo » contient tout ce que le cinéma peut offrir : une histoire d’amour, de l’aventure, du suspense, une ambiance étrange, une introspection des personnages. Une remise en question d’Alfred Hitchcock qui rompt avec lui-même et les règles du suspense en tuant toute énigme trente minutes avant la fin. Et ça marche ! Le compositeur Bernard Herrmann signe une de ses plus célèbres partitions musicales. Une musique très stressante et envoûtante qui rajoute à l’atmosphère particulière, surtout qu’une grande partie du film se déroule pratiquement sans dialogue. Stewart magnifique et généreux, comme d’habitude. Novak, froide douceur. Un film sombre, douloureux, désespérément vertigineux.

# Posté le jeudi 09 septembre 2004 17:44

Modifié le lundi 13 septembre 2004 10:57

Requiem for a dream

Requiem for a dream
Les skyblogers adorent ce film !

# Posté le mercredi 08 septembre 2004 16:07

Modifié le mercredi 15 décembre 2004 17:33

L' Epreuve de force (The Gauntlet) (1977)

L' Epreuve de force (The Gauntlet) (1977)
Réalisé par Clint Eastwood

Avec Clint Eastwood, Pat Hingle, Sondra Locke, Mara Corday, Michael Cavanaugh

Synopsis

Le policier Ben Shockley est en charge de convoyer un suspect de Las Vegas à Phoenix. Il s'aperçoit que son suspect est une femme que l'on cherche à supprimer à tout prix.

Avis

Clint en looser, en ivrogne, parce que ses rêves se sont brisés. Clint avec toute la police et la mafia au train. Clint contre le reste du monde. Le jeu est équitable et les paris son ouverts. Clint et la pute, universitaire de surcroît, qu'il doit ramener pour être le témoin d'un procès. Des inserts en forme de panneau semblent indiquer que Clint est en ligne directe avec l'au-delà : « Dieu donne la vie éternelle » et « Dieu vous rend visite ». Clint, l'élu ? Clint sur le chemin de la réhabilitation, voire de la rédemption. Clint sur la voie du rêve retrouvé. Clint et le road-movie. Clint et sa filmo de ouf, Clint et un bon film de plus. Clint, tout simplement.

# Posté le mardi 07 septembre 2004 04:27

Modifié le vendredi 01 juillet 2005 14:16

Les Pirates du métro (The Taking of Pelham one two three) (1974)

Les Pirates du métro (The Taking of Pelham one two three) (1974)
Réalisé par Joseph Sargent

Avec Walter Matthau, Robert Shaw, Martin Balsam, Hector Elizondo, James Broderick, Kenneth McMillan

Synopsis

Quatre hommes armés prennent d'assaut un train du métro de New York et demandent un million de dollars de rançon pour la vie des passagers. Le lieutenant Garber est en charge de l'affaire.

Avis

Excellent Thriller qui allie superbement aventure, rythme et humour. Un film presque en avance sur son époque. Pas étonnant que Tarantino se soit intéressé à lui. Il lui a d’ailleurs piqué l’idée des noms de code de couleur pour les personnages de « Reservoir Dogs ». Une pléiade de bons acteurs avec en tête Walter Matthau, marrant et décontracté et Robert Shaw, très charismatique.
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# Posté le dimanche 05 septembre 2004 17:51

Modifié le lundi 06 septembre 2004 18:46

Du Silence et des Ombres (To Kill a Mockingbird) (1962)

Du Silence et des Ombres (To Kill a Mockingbird) (1962)
Réalisé par Robert Mulligan

Avec Gregory Peck, Mary Badham, Phillip Alford, Robert Duvall, John Megna

Synopsis

L'histoire de Atticus Finch, un avocat qui défend un noir injustement accusé de viol.

Avis

Robert Mulligan filme le monde adulte avec les yeux de l’enfance. Ceux qui observent avec innocence et crédulité. Les enfants et leur univers imaginaire pétri de fantasme, de peur et de préjugés. Mulligan confronte toute cette candeur aux dures réalités du monde adulte. Tôt ou tard, il faut y passer. Impossible de faire autrement. Le récit est rythmé par une voix off, celle de l’enfance qui se souvient, celle de la mémoire nostalgique qui se rappelle ses joies et ses traumatismes. Et puis ce souvenir d’un homme injustement accusé, de l’intolérance et du racisme qui régnait dans la ville. Toute une ville malade de ses fantasmes, peurs et préjugés. Intelligemment et avec raffinement, Mulligan met en parallèle ce monde adulte et ce monde de l’enfance qui se rejoignent sous la bannière de l’intolérance. Mulligan dépeint aussi un monde où tout n’est ni tout blanc ni tout noir, un monde de compromis. Un très grand film sur le racisme, l’intolérance, l’intransigeance de la jeunesse et l’apprentissage du compromis. Peck, excellent dans son jeu très retenu qui s’efface facilement devant les enfants. A noter une brève apparition de Robert Duvall, qui témoigne déjà de son immense charisme.

# Posté le dimanche 05 septembre 2004 17:01

Modifié le lundi 13 décembre 2004 18:17