Avec James Stewart, Kim Novak, Barbara Bel Geddes, Tom Helmore, Henry Jones
Synopsis
Scottie est sujet au vertige, ce qui lui porte préjudice dans son métier de policier. Rendu responsable de la mort d'un de ses collègues, il décide de quitter la police. Une ancienne relation le contacte afin qu'il suive sa femme, possédée selon lui par l'esprit de son aïeule. Scottie s'éprend de la jeune femme et se trouve ballotté par des évènements qu'il ne peut contrôler.
Avis
Le film s’ouvre sur une image de la bouche d’une femme en gros plan. Puis on passe sur un œil, en noir et blanc, toujours en gros plan. L’œil se met à rougir petit à petit… Angoisse… Tout de suite le ton est donné, sans perdre de temps. Comment installer une atmosphère particulière en deux ou trois plans ? Réponse : Alfred Hitchcock. « Vertigo » contient tout ce que le cinéma peut offrir : une histoire d’amour, de l’aventure, du suspense, une ambiance étrange, une introspection des personnages. Une remise en question d’Alfred Hitchcock qui rompt avec lui-même et les règles du suspense en tuant toute énigme trente minutes avant la fin. Et ça marche ! Le compositeur Bernard Herrmann signe une de ses plus célèbres partitions musicales. Une musique très stressante et envoûtante qui rajoute à l’atmosphère particulière, surtout qu’une grande partie du film se déroule pratiquement sans dialogue. Stewart magnifique et généreux, comme d’habitude. Novak, froide douceur. Un film sombre, douloureux, désespérément vertigineux.